« J'arrive en retard tous les jours » : quand quatre chantiers tombent en même temps
RER B et D, ligne 13, tramway T1 : quatre chantiers simultanés sur les mêmes bassins de vie. Le maire de Saint-Denis a interpellé la région, jugeant que « le compte n'y est pas ».
Interruptions, retards, manque de transports de substitution : les chantiers engagés sur la ligne 13 du métro, les RER B et D et le tramway T1 mettent les Franciliens à rude épreuve. Le maire de Saint-Denis a interpellé la région, estimant après réponse que « le compte n'y est pas ».
Le problème n'est pas le chantier, c'est la superposition
Pris isolément, chacun de ces travaux est défendable : renouvellement de voies, préparation de l'automatisation, modernisation du matériel. Le problème est géographique. Le RER B, le RER D, la ligne 13 et le T1 desservent en partie les mêmes communes du nord de l'agglomération. Un voyageur de Saint-Denis peut voir trois de ses quatre options dégradées simultanément.
La SNCF et la RATP doivent apporter des réponses immédiates et concrètes aux usagers.
Le report qui déborde
L'ambiance est tendue sur la ligne 4, censée absorber une partie du trafic du RER B fermé. Aux heures de pointe, une ligne de métro déjà saturée ne dispose d'aucune réserve : elle ne peut pas ajouter de rames, seulement subir l'affluence.
Ce que demandent les élus et les associations
- Une coordination inter-opérateurs qui interdise la simultanéité sur un même bassin.
- Un renforcement réel des bus de substitution, dimensionné sur les flux et non sur le budget.
- Une compensation tarifaire pour les abonnés des zones les plus touchées.
- Une information homogène entre opérateurs, aujourd'hui éclatée entre plusieurs applications.
La réponse de fond
Elle est budgétaire et institutionnelle. Coordonner les chantiers suppose de les étaler, donc de payer plus longtemps des équipes et des locations de matériel. Personne, dans le débat public, ne dit clairement qui financerait ce surcoût.
La fin des travaux est prévue fin août ou début septembre selon les lignes. Le prochain été ressemblera au précédent : le programme de régénération court jusqu'à la fin de la décennie.
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